USA : Une politicienne démissionne pour avoir ”léché le visage des hommes”

La déléguée d’une petite ville balnéaire de Floride aux USA a démissionné cette semaine après avoir été blâmée suite à des plaintes selon lesquelles elle aurait léché le visage de ses collègues masculins et les aurait tâtonnés lors de réunions et d’événements.

Nancy Oakley, qui a été déléguée de la ville de Madeira Beach de 2007 à 2013 et de 2017 à 2019, a présenté sa lettre de démission mardi.

Dans la lettre obtenue par NBC News, Oakley a nié les accusations en écrivant:

«Je clame mon innocence et j’userai de toutes les voies de recours disponibles».

Dans une plainte déposée en février 2017 à la Florida Commission on Ethics – et dont copie est obtenue par la NBC News – l’ancien directeur de la ville de Madeira Beach, Shane Crawford, a déclaré que Oakley avait fait «des avances sexuelles non désirées» à son égard et à Dave Marsicano, directeur du département des Travaux publics de la ville et du port de plaisance de la ville.

Selon un rapport de la commission d’éthique en réponse à la plainte, Crawford aurait déclaré qu’Oakley, apparemment ivre, s’était approché de lui et son assistante de direction, Cherylanne McGrady, les avait insultés et lui avait dit de ne plus emmener McGrady.

Crawford a déclaré qu’Oakley “a saisi son entrejambe et a lentement léché la tête de sa pomme d’Adam”, selon le rapport de la commission de l’éthique.

Lorsque McGrady a confronté Oakley à propos de son comportement, Oakley aurait tenté de frapper McGrady mais l’aurait manqué, selon toujours le rapport. Crawford, qui a par la suite épousé McGrady, a déclaré qu’Oakley pensait, au moment de l’incident, que les deux avaient une liaison, ce que le rapport de la commission de l’éthique a démenti.

Le rapport de la commission d’éthique a également fait état d’un incident dans lequel Oakley aurait léché le visage de Marsicano. Marsicano a déclaré que lors d’une réunion en 2012, Oakley “s’est accroché à son cou, a saisi son entrejambe et lui a léché le visage”, selon le rapport.

Il soutient que sa femme à l’époque avait été témoin de ce qui s’était passé et avait failli se disputer avec Oakley à cause de ses actions. Marsicano a affirmé qu’à plusieurs reprises, Oakley le prenait dans ses bras et tentait de l’embrasser, selon le rapport.

“Il a dit qu’il n’aurait pas toléré le comportement de Mme Oakley si elle n’avait pas été déléguée de la ville, mais il craignait qu’il soit licencié s’il tentait de contrecarrer ses avances”, indique le rapport de la commission d’éthique.

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