Simone Gbagbo : «Nous ne voulons plus d’une CEI qui va entraîner des guerres»

L’ancienne Première dame, Simone Ehivet Gbagbo, a communié, dans la journée du samedi 09 Mars 2019, avec les populations de Yaobou, localité située dans le département de Sikensi, à l’occasion de la célébration du retour d’exil d’un des fils du département, N’Guessan Yao Thomas, Ministre chargé de l’assurance maladie universelle dans le dernier gouvernement du Premier ministre Aké N’GBo sous le Président Laurent Gbagbo. Ci-dessous de larges extraits de son intervention face aux populations.

« Nous sommes en joie parce que nous avons retrouvé notre frère. Ce que nous souhaitons dans notre nation, c’est que tous ceux qui sont à l’étranger ou en exil, à commencer par Laurent Gbagbo Charles Blé Goudé et tous les autres, reviennent au pays. Ce que nous souhaitons, c’est que tous les militaires, les officiers de l’armée de Côte d’Ivoire, qui sont encore en prison, sortent de prison et rejoignent leurs familles. Ce que nous souhaitons aujourd’hui, c’est que dans la vie quotidienne de la Côte d’Ivoire, il n’y ait plus de bagarre ; qu’il n’y ait plus de guerre, de tracasseries, et que nous vivions en paix. C’est ça que nous souhaitons.

Ce que nous souhaitons, c’est que lorsque notre nation marche vers des élections, que nous n’ayons pas notre cœur qui batte tous les jours parce qu’à ces élections il va se dérouler des choses pas très jolies comme nous l’avons vu lors des dernières élections locales.

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Pour des postes de maires, des gens ont été tués dans notre Côte d’Ivoire. Nous ne voulons plus cela. Ce que nous souhaitions, c’est que qu’il ne faut plus que nos lois électorales conduisent à des affrontements ; que l’organisation des élections, conduise à des tricheries, à des arrestations, à des affrontements. Nous ne voulons plus d’une CEI qui va entrainer des guerres dans notre nation. Nous ne voulons plus d’un code électoral qui va être manipulé et entrainer des guerres dans notre nation. Nous voulons une Côte d’Ivoire qui est en paix, une Côte d’Ivoire où l’Abidji peut se retrouver et marcher avec le Dioula, le Gouro sans que cela ne conduise à des palabres.

Nous voulons une Côte d’Ivoire où le paysan est libre d’aller dans son champ et revenir à l’heure qu’il veut sans qu’il ne trouve sur son chemin des gens qui tuent, qui découpent à la machette. La Côte d’Ivoire est ce bien précieux que nous devons léguer à nos enfants. Nous ne dévons pas être des étrangers sur notre propres terre (…) Tous ce que nous avons subi jusqu’à présent, nous devons prendre la décision de mettre une croix là-dessus et avancer sans attendre que celui que nous considérons comme fautif, vienne demander pardon.

Pour l’encourager à venir demander pardon, nous devons nous même donner l’exemple. Si on ne fait pas çà, notre pays connaitra encore des périodes difficiles (…) On ne doit pas continuer de chercher à identifier l’ethnie de celui avec qui on parle. C’est un Ivoirien, c’est tout. Il faut qu’on en arrive à cela. Dieu, il est prêt à nous aider dans ce chemin-là ».

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