Reçus par le président du Burkina Faso, les ex-otages présentent leurs condoléances aux familles des soldats

Laurent Lassimouillas, enlevé au Bénin, a rendu hommage aux deux officiers qui ont trouvé la mort en venant le secourir avec les trois autres otages détenus au Burkina Faso.

Attendus en France en fin de journée, ce samedi, les ex-otages au Burkina Faso ont été reçus au palais présidentiel de Kosyam à Ouagadougou.

Les Français Patrick Picque et Laurent Lassimouillas, ainsi que l’otage sud-coréenne, mais pas l’otage américaine libérée en même temps qu’eux, dans la nuit du 9 au 10 mai, se sont entretenus avec le président burkinabè Roch Marc Christian Kaboré.

Le dirigeant du Burkina Faso a dévoilé sur Twitter des images de cette rencontre.

 

« Toutes nos pensées vont aux familles des soldats »

Visages fermés et l’air fatigué, les ex-otages ont été accueillis par un conseiller de la présidence avant de rejoindre le président Kaboré.

Laurent Lassimouillas, enlevé au Bénin le 1er mai, a rendu hommage aux deux soldats français tués pour les libérer. « Toutes nos pensées vont aux familles des soldats et aux soldats qui ont perdu la vie pour nous libérer de cet enfer. On voulait présenter nos condoléances tout de suite », a affirmé l’ex-otage, dans une courte déclaration.

Laurent Lassimouillas serre la main du président burkinabè Roch Marc Christian Kaboré, à Ouagadougu (Burkina Faso). | TWITTER

Laurent Lassimouillas remercie la France et le Burkina Faso

« On voulait remercier les autorités françaises et celles du Burkina d’avoir participé à notre libération pour que nous soyons loin de tout cet enfer que nous avons vécu », a ajouté l’ancien otage, qui se trouvait au Bénin, avec Patrick Picque, quand ils ont été kidnappés.

Laurent Lassimouillas a également déclaré avoir « une pensée » pour leur « chauffeur-guide béninois » tué avant leur enlèvement.

Une quinzaine de militaires burkinabè ont participé à l’opération

Le ministre des Affaires étrangères burkinabè Alpha Barry, qui a précisé que l’ex-otage américaine se trouvait « avec les Américains », a mis l’accent sur « la coopération entre le Burkina et la France notamment sur les questions de sécurité au Sahel ».

« La libération des otages est la preuve que cette coopération marche assez bien. Les forces françaises qui sont des forces alliées dans notre pays peuvent mener des opérations en collaboration et en coopération avec les forces burkinabè », a-t-il souligné. Il a ajouté qu’une « quinzaine de militaires burkinabè » avait participé à cette opération.

Retour en France à 18 h

Les deux ex-otages français et l’ex-otage sud-coréenne sont attendus à 18 h sur la base aérienne de Villacoublay, près de Paris, où le président de la République Emmanuel Macron et les ministres des Armées et des Affaires étrangères Florence Parly et Jean-Yves Le Drian doivent les accueillir.

Ce dernier a regretté les « risques majeurs » pris par les deux Français en se rendant dans cette zone du Bénin signalée comme dangereuse par le quai d’Orsay.

Hommage national aux soldats décédés, mardi aux Invalides

Un hommage national aux deux commandos marine tués dans l’opération, le maître Cédric de Pierrepont, né en 1986, et le maître Alain Bertoncello, né en 1991 sera organisée mardi 14 mai, aux Invalides.

Leur mort porte à 27 le nombre de militaires français tués depuis l’opération Serval au Mali en 2013, à laquelle a succédé Barkhane en 2014.

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