Fashion Week : Maputo, au carrefour de la mode (14 photos)

EN IMAGES. La Mozambique Fashion Week a su tisser des liens pérennes avec ses partenaires étrangers pour le plus grand bonheur des stylistes.

La quatorzième édition de la Fashion Week du Mozambique (MFW) a donné l’occasion à plus d’une trentaine de labels mozambicains, tel Pinto Música ou Nivaldo Thierry, de montrer leurs dernières collections début décembre. Pas moins d’une dizaine de marques panafricaines étaient présentes, comme les zimbabwéennes Laverange de Thobekile Angie Zondo et House of Stone de Danayi Chapfika-Madonbo, la kenyane ZarAzra de Azra Walji ou la sud-africaine Floyd Avenue. Comme le souligne Vasco Rocha, le fondateur de la MFW et directeur général de la branche locale de l’agence publicitaire DDB, « nous avons toujours eu l’idée de faire venir des stylistes d’autres pays limitrophes, comme d’Afrique du Sud, d’Angola ou du Kenya, mais aussi de plus loin, comme d’Italie, du Japon et du Portugal, afin de favoriser l’émulation créative ». Grâce au soutien régulier depuis une décennie de Vodacom, la filiale africaine du géant Vodafone, la MFW innove à chacune de ses éditions et s’attire les louanges des participants. « Cette année, le programme ne s’est pas limité aux défilés de mode, mais a intégré des tables rondes et un pop-up fair. La MFW peut être considérée comme une référence pour le continent », indique Antonio Franceschini, le directeur du CNA Federmoda, présent pour la neuvième année consécutive et qui promeut le made in Italy. « Ces dernières années, nous avons noué des relations étroites avec les détaillants locaux, tout en surveillant l’évolution du marché », ajoute Marco Landi, le président du CNA Federmoda.

La MFW participe à la consolidation des relations internationales du Mozambique
L’Union des entreprises de la mode italienne n’est pas la seule à assurer sa visibilité dans les défilés et les showrooms à Maputo. « Notre quatrième participation à l’un des principaux événements de la mode en Afrique permet d’atteindre un de nos principaux objectifs de 2018 : renforcer l’internationalisation des créateurs portugais », explique Mónica Neto, la cheffe de projet de Portugal Fashion, qui poursuit : « Défiler au Mozambique offre à nos stylistes des opportunités commerciales dans un marché lusophone au potentiel énorme. » La petite taille du marché intérieur portugais oblige en effet la filière mode et textile à promouvoir les exportations. Trois labels du Portugal, Miguel Vieira, Pé de Chumbo et Susana Bettencour, ont bénéficié du voyage vers les podiums mozambicains, au côté des six italiens tel Giulia Brunetti Knitwear, Landi Fancy ou Luisa Maria Lugli et du japonais Kyuten Kawashima. « La mode ne connaît plus de frontières. La recherche, les styles et les mêmes sujets de débat sont maintenant partagés par tous ceux qui travaillent dans ce secteur », précise Marco Landi, qui note dorénavant une globalisation des problématiques : « Même au Mozambique, nous discutons de la responsabilité sociale et de la durabilité. Il est clair que ces questions soulèvent des approches avec des sensibilités différentes selon les régions du monde, mais personne ne peut plus les ignorer. »

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