Droits d’inscription des étudiants Africains : la fronde universitaire se manifeste

Dans le sillage de l’université Clermont-Auvergne, Lyon-II a décidé de ne pas appliquer la décision du gouvernement de renchérir les droits d’inscription des étudiants non-européens.

« Afin de permettre au plus grand nombre de poursuivre leurs études en France, l’université Lumière-Lyon-II exonérera à la rentrée universitaire 2019-2020 l’ensemble des étudiants étrangers de ces frais complémentaires et leur appliquera uniquement les droits en vigueur pour l’ensemble des étudiants français », a indiqué l’université dans un communiqué. C’est donc en des termes clairs et sans équivoque que la célèbre université a décidé de ne pas suivre les préconisations du gouvernement, suivant en cela l’université Clermont Auvergne qui a récemment refusé elle aussi d’appliquer cette hausse à la rentrée.

Une augmentation « ni pertinente ni juste »
Le gouvernement a annoncé en novembre 2018 la hausse des frais d’inscription universitaires pour les jeunes extra-Européens, tout en affirmant vouloir attirer davantage d’étudiants internationaux en améliorant la politique des visas et en offrant davantage de bourses, notamment à ceux venus du Maghreb et de l’Afrique francophone. « Si l’amélioration de l’accueil des étudiants étrangers est évidemment une nécessité », relève Lumière-Lyon-II, l’augmentation des droits d’inscription « ne paraît ni pertinente ni juste car elle concerne des étudiants parmi les plus fragiles et bat en brèche le principe d’égalité de traitement entre usagers du service public ». Actuellement, les étudiants extra-européens (une centaine de milliers en France) paient les mêmes droits que les étudiants français ou européens : 170 euros pour une année en licence, 243 euros en master et 380 euros en doctorat.

À partir de la rentrée 2019, ils devront s’acquitter de 2 770 euros en licence et 3 770 euros en master et doctorat, soit « un tiers du coût réel » d’un étudiant étranger pour les finances publiques selon le gouvernement. Les non-Européens ayant déjà entamé leurs études en France ne sont pas concernés par cette hausse.

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