Démission du président de l’Assemblée nationale/ Guillaume Soro : « On ne m’a pas laissé d’alternative »

Guillaume Soro avait-il le choix de ne pas démissionner de ses fonctions de président de l’Assemblé nationale ? « Non », a-t-il répondu dans son adresse, lors de la première session extraordinaire de 2019, ce vendredi 8 février.

Y avait-il une alternative ? Non, on ne m’en donnait aucune. Absolument aucune. A l’inverse, refuser de démissionner conduirait immanquablement à la crise institutionnelle déstabilisante avec le cortège de dommage pour la nation. L’on ne peut risquer de mettre en péril la paix fragile, acquise après tant de souffrance de nos concitoyens

Par ailleurs, l’ancien président de cette institution veut qu’on retienne de lui qu’il est un homme de conviction. «Conviction, le mot est lâcher. Je veux que de moi, mes concitoyens, mon épouse, mes enfants, ma famille, mes collaborateurs, mes proches, mes compagnons, et je pense ici au député Alain Lobognon qui est ce moment en prison, retienne de moi, le souvenir d’un homme de conviction, debout, face aux lendemains », a-t-il soutenu.

Guillaume Soro vient de rendre le tablier pour «être capable de se regarder dans la glace ».

« Me voilà ainsi donc, ancien président de l’Assemblée nationale de Côte d’Ivoire », au cours de cette session à laquelle ont pris part, 245 députés sur les 252 parlementaires siégeant. « A cet instant précis, je rends ma démission de mes fonctions de président de l’Assemblée nationale de Côte d’Ivoire. J’ai décidé de sacrifier mon corps pour la paix, pour la Côte d’Ivoire. Me voilà ainsi donc, ancien président de l’Assemblée nationale de Côte d’Ivoire, député de la nation, élu dans la circonscription de Ferkéssédougou », a-t-il indiqué.

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