Contenus extrémistes: la Nouvelle-Zélande attend plus d’actions de Facebook

Contenus extrémistes: la Nouvelle-Zélande attend plus d’actions de Facebook

En Nouvelle-Zélande, deux semaines après le carnage des mosquées de Christchurch, la Première ministre Jacinda Ardern salue les nouvelles mesures de Facebook. Le réseau social a amplifié son offensive contre le suprémacisme blanc. Mais pour la cheffe du gouvernement néo-zélandais, ce n’est pas encore suffisant.

Peu mieux faire ! C’est le message de Jacinda Ardern ce jeudi 28 mars à l’adresse de Facebook. Le géant technologique a annoncé le bannissement de l’apologie du nationalisme ou du séparatisme blanc. Ces mesures concernent à la fois Facebook et Instagram. La Première ministre néo-zélandaise les a saluées. Mais pour elle, ce n’est qu’un début. « À la suite de l’attentat terroriste, il y a beaucoup de travail à faire, a-t-elle dit. Vous aurez sûrement vu que durant la nuit, Facebook avait pris des mesures […] afin d’interdire la promotion du nationalisme blanc et du séparatisme blanc. Sans doute, on pourrait dire que ces catégories auraient dû entrer depuis toujours dans les directives de Facebook sur les discours de haine, mais c’est une bonne chose qu’il y ait eu cette clarification dans la foulée des attaques de Christchurch. »

Facebook n’a pas fait spécifiquement référence aux tueries du 15 mars dernier dans des mosquées de Christchurch, la grande ville du Sud de la Nouvelle-Zélande. Pourtant, c’est sur le réseau que le suprémaciste blanc avait diffusé en direct les images du carnage, alors qu’il assassinait cinquante fidèles. Jacinda Ardern appelle désormais à une coordination internationale pour lutter contre les contenus extrémistes. Selon elle, compter uniquement sur des lois locales dans chaque pays ne suffira jamais face à une plate-forme globale.

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