Assemblée nationale Côte d’Ivoire : à quoi sert le boycott de l’opposition ?

L’opposition à l’Assemblée nationale de Côte d’Ivoire (PDCI, Vox Populi et Rassemblement) a fait un boycott le 5 septembre 2019. Pour quel résultat ?
Les trois groupes parlementaires de l’opposition à l’Assemblée nationale ont boycotté jeudi 5 septembre à Abidjan une séance plénière du Parlement ivoirien censée adopter le calendrier des travaux parlementaires pour la session ordinaire de l’année.

Les groupes parlementaires du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI), Vox Populi et Rassemblement ont décidé de ne pas participer à la séance, estimant qu’elle a été convoquée dans des « conditions illégales ».

A les en croire, le bureau de l’Assemblée nationale, élu le 6 mai, n’est « pas conforme à la Constitution et au règlement de l’Assemblée nationale en ce qu’il ne comprend aucun membre de l’opposition », les listes des groupes parlementaires ne sont « toujours pas publiées au Journal officiel » et la Conférence des présidents qui comprend notamment les vice-présidents de l’Assemblée nationale et les présidents des Commissions permanentes n’est « pas légalement constituée ».

En l’absence de ces trois groupes parlementaires, le calendrier des travaux parlementaires de la session ordinaire de l’année a été adopté à l’unanimité des 131 députés présents sur 250, sous la présidence du vice-président de l’Assemblée nationale de Côte d’Ivoire,, Mamadou Diawara.
Au total 45 projets de loi sont inscrits dans ce calendrier qui couvre la période allant du 5 septembre au 12 décembre.

Les textes comprennent six projets de loi ordinaire, huit demandes d’autorisation de ratification de conventions internationales et 31 projets de loi de ratification d’ordonnances.
Le calendrier comporte également deux séances d’information parlementaire sur l’enregistrement des naissances et les résultats de l’étude nationale prospective Côte d’Ivoire 2040.

Le réaménagement de la liste des Commissions permanentes du Parlement, deuxième point à l’ordre du jour, a également été adopté à l’unanimité des députés présents issus majoritairement du Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix (RHDP), le parti du président Alassane Ouattara.

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